Mon aîné marche de plus en plus mal

Pied douloureux

Qu’est-ce-que cela signifie ?

  • Perte de vitesse ! La vitesse reste la même jusqu’à +- 70 ans, à 75 ans les marcheurs lents décèdent +- 6 ans avant les marcheurs normaux et +- 10 ans avant les marcheurs rapides ce qui change est le raccourcissement de la longueur des pas la faiblesse musculaire du mollet. etc.
  • Cadence (elle dépend de la longueur des jambes et du nombre de pas en 1 min
  • Le temps du double appui (c’est le temps ou les deux pieds sont sur le sol au moment de la marche et elle augmente)
  • Posture de marche

Modification anormale de la marche

  • Troubles neurologiques, y compris démence et maladie de Parkinson
  • Troubles musculaires ou osseux, y compris sténose du canal vertébral
  • Il existe diverses anomalies de la démarche, et certains types d’anomalies aident les médecins à identifier l’origine du trouble de la marche.
  • Asymétrie : (c’est-à-dire, les mouvements sont égaux sur les côtés droit et gauche). Si une personne manque de symétrie lorsqu’elle marche, cela est souvent lié à un problème unilatéral au niveau des nerfs, des os ou des articulations. Si la raison du manque de symétrie n’est pas évidente, il peut être dû à un dysfonctionnement au niveau du cerveau ou à la prise de certains médicaments.
  • Perte de synchronisation : La synchronisation normale de la marche implique un mouvement régulier et rythmé des membres supérieurs et inférieurs, ainsi qu’une coordination harmonieuse des membres. La synchronisation permet à la personne de se déplacer vers l’avant. Les troubles neurologiques ou musculosquelettiques qui affectent des aspects spécifiques de la marche entraînent une perte de la synchronisation.
  • Difficulté à commencer ou continuer à marcher : Les personnes âgées peuvent avoir des difficultés à commencer ou continuer à marcher. Lorsqu’elles commencent à marcher, leurs pieds peuvent sembler collés au sol, généralement parce qu’elles ne font pas basculer leur poids sur l’un des deux pieds pour permettre à l’autre d’avancer. Les médecins peuvent rechercher un trouble du mouvement, par exemple la maladie de Parkinson, afin d’identifier la cause de ce trouble de la marche. Une fois la marche initiée, les pas doivent s’enchaîner de manière continue, avec une variabilité minimale au niveau du rythme des pas. Le fait de se figer, de s’arrêter ou de pratiquement s’arrêter suggère généralement une démarche hésitante, une peur de tomber ou un problème au niveau du lobe frontal du cerveau. Le fait de traîner les pieds n’est pas normal (et constitue un facteur de risque de trébuchement). Les causes de ce problème comprennent la maladie de Parkinson et la faiblesse et/ou l’engourdissement des pieds provoqués par des lésions nerveuses.
  • Rétropulsion : On parle de rétropulsion lorsqu’une personne fait involontairement un pas vers l’arrière lorsqu’elle essaie de commencer à marcher ou tombe en arrière pendant qu’elle marche. Les médecins peuvent rechercher la cause possible parmi un problème au niveau des lobes antérieurs du cerveau, un syndrome parkinsonien, la syphilis, des AVC mineurs ou une paralysie supranucléaire progressive.
  • Pied tombant : Le pied tombant désigne une difficulté à lever la partie antérieure du pied en raison d’une faiblesse ou d’une paralysie des muscles impliqués. Lorsque la personne fait un pas, les orteils sont traînés au sol. Afin d’éviter que cela ne les fasse trébucher, les personnes avec un pied tombant peuvent avoir tendance à soulever la jambe plus haut que la normale lorsqu’elles marchent. Le pied tombant peut être provoqué par une lésion nerveuse ou une faiblesse musculaire.
  • Raccourcissement de la longueur des pas : Un raccourcissement de la longueur des pas peut être provoqué par une peur de tomber ou par un problème nerveux ou musculaire. La jambe avec le pas court est généralement celle qui est en bonne santé, et le pas court survient généralement lorsqu’une personne passe moins de temps sur la jambe à problème que sur la jambe normale pendant la marche.
  • Augmentation de la largeur des pas : Lorsque la vitesse de marche diminue, la largeur de pas augmente généralement légèrement. Une largeur excessive peut être provoquée par un problème de genoux, de hanches ou par un problème au niveau du cervelet, dans le cerveau. Une largeur variable des pas (embardées d’un côté ou des deux côtés) peut être due à un mauvais contrôle musculaire en raison d’un problème cérébral.
  • Fauchage : Le fauchage consiste à déplacer le pied en arc de cercle plutôt qu’en ligne droite lorsqu’on fait un pas en avant. Le fauchage peut être provoqué par une faiblesse musculaire pelvienne ou des difficultés à plier le genou.
  • Inclinaison vers l’avant : Une inclinaison vers l’avant pendant la marche peut survenir chez les personnes atteintes d’une cyphose, de la maladie de Parkinson ou de certains types de démence (en particulier la démence vasculaire et la démence à corps de Lewy).
  • Festination : La festination désigne une accélération progressive de la cadence des pas (généralement en se penchant vers l’avant) qui peut pousser la personne à se mettre à courir pour ne pas tomber en avant. La festination peut survenir chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et, dans de rares cas, comme effet secondaire des médicaments antidopaminergiques (certains antipsychotiques, par exemple).
  • Inclinaison du tronc : Une inclinaison latérale du tronc peut indiquer la compensation d’une douleur articulaire due à l’arthrite ou d’un pied tombant.
  • Modifications du balancement des bras : Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou d’une démence vasculaire peuvent moins balancer les bras ou ne plus les balancer du tout lorsqu’elles marchent. Des modifications du balancement des bras peuvent également faire partie des effets secondaires des médicaments antidopaminergiques.

Évaluation de la marche

Les médecins essaient d’identifier autant de facteurs potentiels pouvant contribuer aux troubles de la marche que possible en :

Abordant avec la personne ses griefs, ses peurs et ses objectifs en termes de mobilité

Observant la démarche de la personne, avec et sans dispositif d’assistance, tel qu’une canne ou un déambulateur (si cela est sans danger)

Évaluant tous les composants de la marche (initiation de la marche, longueur et hauteur des pas droits, longueur et hauteur des pas gauches, et symétrie)

Observant à nouveau la marche, après avoir examiné les composants de la marche

Les médecins réalisent un examen clinique et posent des questions ouvertes concernant d’éventuelles difficultés avec la marche, l’équilibre, ou les deux, y compris la survenue de possibles chutes (ou la peur de tomber). Les médecins interrogent également la personne sur certaines capacités spécifiques, telles que la capacité à monter et descendre des escaliers, s’asseoir et se lever d’une chaise, entrer et sortir d’une baignoire ou d’une douche, et marcher autant que nécessaire pour acheter et préparer à manger et effectuer des tâches ménagères. Les médecins évaluent la force musculaire de la personne, en particulier au niveau des mollets et des cuisses.

Parfois, les médecins réalisent des examens, notamment une tomodensitométrie (TDM) ou une imagerie par résonance magnétique (IRM), afin de déterminer si la démarche anormale est due à un trouble du cerveau, de la colonne vertébrale ou d’une autre partie du corps.

Traitement des troubles de la marche

Un trouble de la marche n’a pas toujours besoin d’être traité ou modifié. Une démarche lente et anormale peut aider certaines personnes âgées à marcher en toute sécurité et sans aide. Cependant, les médecins peuvent proposer de traiter un trouble de la marche afin d’améliorer la qualité de vie de la personne. Les traitements comprennent l’exercice physique, le travail de l’équilibre et des dispositifs d’assistance.

Musculation

Un programme d’activité physique peut permettre aux personnes âgées fragiles qui présentent des problèmes de mobilité d’améliorer ceux-ci. L’entraînement à la marche ou la musculation (entraînement en résistance) peut réduire les douleurs du genou et améliorer la démarche des personnes atteintes d’arthrite. Les exercices de résistance peuvent développer la force, surtout si la personne est fragile et marche lentement. Deux ou trois séances d’entraînement hebdomadaires sont généralement nécessaires jusqu’à ce que les objectifs de renforcement soient atteints. Il est important de bien respecter la forme de chaque exercice pour prévenir toute douleur ou blessure.

Une combinaison d’exercices à la presse à cuisses (ou des squats en relevés de chaise avec un gilet lesté ou avec des poids autour de la taille), de montées sur banc, de montées d’escaliers et d’exercices sur les appareils d’extension du genou peut être recommandée pour renforcer l’ensemble des grands groupes de muscles impliqués dans la marche.

Marche nordique

La marche nordique est un exercice de marche qui consiste à faire travailler tout le corps. Il comprend des bâtons de marche à longueur ajustable. Comparativement à la marche traditionnelle, le mouvement utilisé pour la marche nordique mobilise les muscles des épaules et des bras et nécessite une rotation pelvienne plus importante, ce qui augmente la longueur des pas et la vitesse de marche. Les personnes fragiles qui débutent la marche nordique doivent être supervisées et formées à l’utilisation des bâtons en toute sécurité.

Travail de l’équilibre

Chez de nombreuses personnes, des exercices d’équilibre permettent d’améliorer les problèmes d’équilibre. Tout d’abord, les professionnels de la santé aident les personnes à adopter une bonne posture debout et à trouver un bon équilibre en station debout. Les personnes apprennent alors à reconnaître l’emplacement de la pression sur leurs pieds et comment l’emplacement de la pression se déplace en se penchant lentement ou en se tournant pour regarder à gauche ou à droite. Les personnes s’entraînent à se pencher en avant (en s’appuyant sur un mur ou un plan de travail), en arrière (juste devant un mur) et latéralement de chaque côté. L’objectif est de pouvoir se tenir debout sur une jambe pendant 10 secondes.

Les exercices d’équilibre peuvent également être plus dynamiques. Le travail dynamique de l’équilibre peut impliquer des mouvements lents dans une seule position, des mouvements de tai-chi simples, de la marche en tandem (un pied devant l’autre, les orteils de l’un touchant le talon de l’autre), de la marche en virage, de la marche en arrière, de la marche par-dessus un objet virtuel (par exemple, une bande sur le sol), de lentes fentes avant et de lents mouvements de danse.

Dispositifs d’assistance

Des dispositifs d’assistance, tels que des cannes et des déambulateurs, peuvent aider les personnes à conserver leur mobilité et à maintenir leur qualité de vie. Les kinésithérapeutes aident les personnes à choisir quel dispositif est le plus adapté et leur enseignent comment l’utiliser.

Les cannes sont particulièrement utiles pour les personnes dont la douleur est provoquée par de l’arthrite du genou ou de la hanche, ou qui présentent une neuropathie périphérique des pieds, car la canne transmet à la main qui la tient des informations sur le type de surface ou le sol. Une canne quadripode (avec quatre petits pieds à la base) peut stabiliser le patient, mais ralentit généralement la marche. Les cannes sont généralement utilisées du côté opposé à la jambe douloureuse ou faible. Beaucoup de cannes achetées dans le commerce sont trop hautes, mais elles peuvent être ajustées à la bonne taille (voir la figure Exactement la bonne hauteur).

Les déambulateurs peuvent soulager une articulation arthritique et en réduire la douleur de manière plus conséquente qu’une canne chez les personnes qui présentent une force suffisante dans les bras et les épaules pour les utiliser. Les déambulateurs offrent une bonne stabilité et une protection modérée contre les chutes en avant, mais ils offrent une faible protection, voire n’offrent aucune protection, contre les chutes en arrière chez les personnes présentant des problèmes d’équilibre. Lorsqu’ils prescrivent l’utilisation d’un déambulateur, les kinésithérapeutes prennent en compte les besoins parfois contradictoires de stabilité et d’optimisation de l’efficacité de la marche. Les trotteurs à quatre roues équipés de roues plus larges et de freins optimisent l’efficacité, mais réduisent la stabilité.

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